Frein de ski oui ou non ?
Pour économiser le moindre gramme, il est possible de supprimer le frein de certaines fixations de ski. L'avantage provient uniquement de la réduction de poids, mais présente quelques petits inconvénients : Lors de l'épaulement des skis, il faut tenir les skis ensemble ou les attacher avec un skistrap. En cas de chute, le ski peut parcourir de très longues distances avant de s'arrêter. De plus, le chaussage des skis se complique, car sans stoppeur, le ski se déplace davantage avec et sous la chaussure. Il existe également des sangles d'arrêt, que beaucoup ont déjà abandonnées depuis longtemps, mais que l'on voit encore utilisées par quelques skieurs connus (par ex. Vivian Bruchez). Les sangles d'arrêt pèsent autant que des freins de ski légers, mais elles ont l'avantage de maintenir le ski à proximité en cas de déclenchement. C'est malheureusement aussi le grand inconvénient de cette variante, car les skis deviennent eux-mêmes un danger, par exemple à cause de leurs carres. De plus, les skis peuvent devenir une ancre dans les avalanches et représenter un risque supplémentaire.
Fixation hybride ou fixation à pins
Pour finir, j'aimerais donner brièvement mon avis sur le domaine d'utilisation des différentes fixations de randonnée et hybrides.
L'éventail des fixations de randonnée est large et presque tous les fabricants proposent désormais dans leur gamme des fixations à pins, pour lesquelles les caractéristiques de descente sont au premier plan. Les exemples classiques sont les ATK Freeraider, Marker King-Pin et Fritschi Tecton. Pour une meilleure transmission de la force, les King-Pin et Tecton fonctionnent avec des butées arrière alpines au poids réduit et les Freeraider avec ce que l'on appelle le Freeride-Spacer. Le Freeride-Spacer empêche la torsion de la chaussure de ski dans les deux pins arrière et crée ainsi une meilleure liaison et donc une meilleure transmission de la force au ski. Comme les fixations à pins sont de mieux en mieux adaptées à la descente, on les voit de plus en plus souvent chez les skieurs dans les domaines skiables. Un marketing habile incite également les jeunes à réfléchir à deux fois avant de choisir une fixation à pins pour le domaine skiable, lorsque les professionnels l'utilisent pour des lignes extrêmes avec des drops élevés. Peut-être qu'un jour, un article plus complet suivra sur ce sujet, qui ne se basera pas uniquement sur l'opinion personnelle. Je pense néanmoins que l'utilisation permanente en station de ski soumet le matériel à des contraintes bien plus importantes que celles que l'on peut rencontrer en randonnée, et ce aussi bien pour les skis que pour les fixations. Les fixations hybrides comme la Salomon Shift sont également construites pour réduire le poids et, selon mon expérience, ne sont pas aussi robustes que dans des conditions purement alpines. Finalement, on veut quand même trouver un compromis pour pouvoir faire du freeride dans la station de ski et faire une petite randonnée ensuite. Pour les freeriders agressifs qui sont aussi grands et lourds et/ou qui manipulent leur matériel de manière brutale, le choix de matériel robuste est très restreint (par ex. Cast System avec Look Pivot, Marker F12 Tour EPF, Marker Duke PT). Pour les freeriders plus petits, plus légers ou moins agressifs, qui gèrent bien leur matériel, la Salomon/Atomic/Armada Shift est certainement un bon choix. La bonne gestion du matériel de fixation suppose que les fixations soient parfaitement réglées et que l'on vérifie soi-même régulièrement les réglages.