Deux ans après l'article publié ici sur PowderGuide concernant les plans d'aménagement des domaines skiables sur glacier dans le Kaunertal et le Pitztal, la question se pose : quel est l'état actuel des projets ? Les premières pelleteuses vont-elles bientôt rouler sur le Gepatschferner pour construire une station de montagne au Weißseeköpfl - ou combler les crevasses du glacier du Karlesferner et les niveler pour en faire des pistes ?
La question centrale des deux dernières années était la suivante : ces mesures de construction nécessitent-elles une étude d'impact sur l'environnement (EIE) - ou non ? Depuis le 17.12.2025, on peut donner une réponse sûre pour les deux projets : Oui, les deux projets sont soumis à une EIE. Mais cette réponse, formulée si rapidement ici, a été précédée d'un long parcours à travers toutes les instances, et il vaut la peine de l'examiner de plus près. D'une part, cela montre clairement avec quelle véhémence les auteurs du projet voulaient éviter une EIE. D'autre part, on peut voir sur la base de quels arguments les experts sont parvenus à leurs conclusions.
Qu'est-ce qu'une EIE ?
Pour commencer, voici une brève explication de la notion peu connue d'"étude d'impact sur l'environnement" : il s'agit d'une procédure d'examen par les autorités qui permet de déterminer si et dans quelles conditions un grand projet peut être réalisé. Les effets sur certains biens à protéger, tels que la nature, l'homme et le paysage, sont évalués. En règle générale, l'autorité compétente est le gouvernement du Land concerné, pour les projets relevant de la compétence fédérale (par exemple les projets de construction de routes), c'est le ministère fédéral compétent.
Pour les auteurs de projets, l'EIE implique certes un travail de documentation plus important, mais toutes les questions sont traitées dans le cadre d'une seule procédure. C'est pourquoi elle est également appelée "procédure à guichet unique". Une autre caractéristique est que les organisations environnementales reconnues (par exemple le Club alpin autrichien, les Amis de la nature, le WWF) et les initiatives citoyennes ont le statut de partie. Elles peuvent faire valoir leur point de vue et contester les décisions par le biais de recours. Elles n'ont pas cette possibilité dans les procédures non soumises à l'EIE.